L'Isolation

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UNE MAISON RENOVEE PEUT AUSSI ETRE ISOLEE CORRECTEMENT.

Isolation correcte
Tous les bâtiments sont chauffés par le rayonnement solaire durant l’année. Sous nos latitudes en hiver, ce rayonnement ne suffit pas pour que la température intérieure des locaux atteignent 20 °C, on fait donc appel au chauffage. Dans un logement traditionnel, la moitié de la consommation totale d’énergie est utilisée pour le chauffage. Une grande partie de la chaleur s’échappe par le toit, les fenêtres, les murs et le sol.

Par conséquent, il est capital de limiter le plus possible les pertes de chaleur en isolant bien votre maison. Une isolation de haut niveau est tout à fait compatible avec une bonne ventilation.

Ce guide reprend les informations pratiques, utiles pour réaliser une maison basse-énergie, neuve ou rénovée...

Dans une maison basse-énergie, les besoins en chauffage sont aisément réduits au tiers de ceux d’une nouvelle construction traditionnelle. Soit une économie de 20.000 francs par an. En cas de rénovation, un niveau de consommation aussi faible peut également être atteint. Ce qui est remarquable c’est qu’une maison basse-énergie ne coûte pas nécessairement plus cher qu’une construction traditionnelle. En effet, les sommes supplémentaires consacrées à l'isolation sont aisément compensées par une installation de chauffage plus petite et moins chère.

 
Comment isoler efficacement et sans problèmes ?

1. Isolez très bien : au moins 12 à 15 cm dans les murs, 20 cm dans le toit et 10 cm dans le sol, utilisez du double vitrage super-isolant, il isole 3 fois mieux que le double vitrage ordinaire. 

2. Placez correctement l’isolation. Evitez surtout les ponts thermiques et veillez à l’herméticité de l’isolation.

3. Prévoyez une ventilation contrôlée et efficace.

4. Construisez une habitation compacte. L’idéal est une maison mitoyenne.

 
Limiter les pertes de chaleur

Dans une maison basse-énergie, les pertes calorifiques par le toit, les fenêtres, les murs et le sol sont réduites.

Pour ce faire :

  • Toutes les parties du logement en contact avec l’air extérieur, le sol et les espaces non chauffés (garage, grenier du voisin,...) doivent être isolées le mieux possible afin d’éviter au maximum les pertes de chaleur. La bonne isolation d’un mur, d’un toit,... dépend de l’épaisseur et du type de matériau utilisé. Il est clair qu’un matériau isolant de qualité est indispensable pour construire ou rénover un bâtiment sans en faire un bunker avec des murs de 2 ou 3 mètres d’épaisseur.
  • Construisez compact. La superficie des murs extérieurs et du toit sera la plus réduite possible. La manière la plus simple et la plus spectaculaire de réduire les surfaces extérieures est de construire ou de rénover une maison mitoyenne, soit un ou deux murs extérieurs en moins dès le départ ! Evitez autant que possible les formes de construction complexes (saillies de verre, etc...).
  • La législation en matière d’isolation prévoit une norme minimum d’isolation. Si vous isolez juste assez pour respecter la norme vous consommerez encore beaucoup trop d’énergie. Vous aurez besoin d’un chauffage central (ou d’un radiateur individuel dans chaque chambre) pour atteindre une température convenable dans toute la maison. Vous dépenserez plus d’argent à l’installation du chauffage qu’à l’isolation de la maison.

    Mieux vaut faire le contraire : consacrer plus d’argent à l’isolation qu’à l’installation de chauffage (comme Test Achat le conseillait déjà en 1983). Si l’isolation est suffisante, la température des chambres non chauffées et des couloirs ne devrait jamais descendre  en dessous de 15 °C; les radiateurs n'y seront dès lors plus nécessaires.
    Si plus tard, vous souhaitez utiliser une des chambres comme bureau, il suffira d’y installer un petit convecteur au gaz modulable. Prévoyez simplement une arrivée de gaz lors des travaux de rénovation ou de construction.

    Prétendre qu’en isolant trop l’aération de la maison n’est plus suffisante est un mythe qui a la vie dure en Belgique. En fait, la circulation d’air frais et l’isolation n’ont rien, mais alors rien à voir ensemble !

 
Valeurs d'isolation


L
e pouvoir isolant des différentes parties de la maison s’exprime par la perte de chaleur maximale ou coefficient k (en watts par m².°C). Plus le coefficient k est petit,  mieux la maison est isolée et plus les pertes thermiques sont réduites.
Les coefficients d’isolation d'une maison basse énergie (quatrième colonne du tableau ci-dessous) doivent figurer comme exigence de base dans le contrat conclu avec l’architecte !

La quatrième colonne du tableau ci-dessous est un élément crucial du contrat passé avec l'architecte !!
Tableau 1 : valeurs d’isolation (coefficients k) en watts/m².°C  

 
coefficient k moyen d’un bâtiment existant (W/m².°C)
coefficient k maximal selon la norme légale (W/m².°C)
coefficient k maximal d'une maison basse- 
énergie (W/m².°C)
épaisseurs d’isolation d'une maison basse-énergie
Murs extérieurs

1,5

0,6(*)

0,30

 ± 15 cm

Fenêtres  
(châssis + vitrage)

6,0

3,5

1,50

vitrage : k<1,3 + châssis bien isolant

Toit

2,0

0,6

0,20

±  20 cm

Sols (sur fondations)

3,0

1,2

0,35

±  10 cm

(*) En Flandre k = 1,0 est même encore autorisé si l'on peut prouver "qu'il n'y a pas de risques de condensation".

 
Isolation murale (rénovation)


Les murs sont le manteau de la maison. Le type de mur le plus courant en Belgique est le mur creux, mais d'autres constructions permettent également une bonne isolation.

Dans les constructions existantes il y a principalement trois manières d'améliorer l'isolation murale : le remplissage des murs creux existants avec un matériau isolant, l'isolation murale par l’extérieur et l’isolation murale par l’intérieur.
Nous ne sommes à priori pas favorables au remplissage des murs creux existants ni à l’isolation murale par l’intérieur, à cause des risques d'humidité que cela peut entraîner.

L’isolation des murs par l’extérieur s’avère souvent être la meilleure solution. La pose d'un isolant à l’extérieur d'un mur pré-existant entraîne peu de risques d’humidité et les (éventuels) défauts de façades (les fissures dans la maçonnerie par ex.) seront masqués par la même occasion. Supprimer les ponts thermiques (voir plus loin) ne pose pas ou peu de problèmes.

1. Une première méthode couramment utilisée pour isoler les murs extérieurs consiste à apposer l’isolant contre le mur et de plafonner ensuite. Ceci doit être effectué par un entrepreneur spécialisé (annexe). Après isolation, le mur extérieur s’apparente à un mur plâtré. Si vous aimez la brique, vous pouvez faire maçonner une brique de façade devant l’isolant, comme finition.

fixer une armature en bois sur le mur extérieur.

2. Une autre méthode couramment utilisée consiste à fixer une armature en bois sur le mur extérieur. Faites placer des chevrons de 15 à 18 cm d’épaisseur, distants de 40 à 45 cm tout le long du mur. Déroulez des rouleaux d’isolant de 15 à 20 cm d'épaisseur et coincez-les entre les chevrons. Placez éventuellement un film microperforé* ou une plaque perméable à la vapeur sur le montage et appliquez ensuite la finition extérieure. Avec un peu d'habileté vous pouvez le faire vous même. Coût de l’opération : 1.200 à 2.500 BEF/m², selon le type de finition extérieure.

* un film micro-perforé est étanche à l'air mais perméable à la vapeur.

 
Isolation murale (maison neuve) 

Dans une nouvelle construction, les possibilités sont nombreuses d’atteindre une valeur de k=0,30 pour les murs extérieurs et les murs des pièces non chauffées (garage,...). Vous pouvez par exemple opter pour des murs creux isolés ou une maison ‘ossature bois’.

En Belgique, le mur creux isolé est la méthode de construction la plus traditionnelle . Un isolant de 15cm d'épaisseur et un creux de l'épaisseur d'un doigt permettent d'atteindre un niveau d’isolation suffisant.

maison ossature bois

Moins courante en Belgique est la construction d'une maison ossature bois. Des montants en bois servent de structure portante en lieu et place des briques. Un des avantages de cette méthode est qu'une grande partie de l'isolation est intégrée entre les montants, ce qui permet de diminuer l’épaisseur des murs en conservant un pouvoir isolant égal à celui d’un mur de brique plus épais. La finition parfaitement hermétique de l'isolation est ici encore plus indispensable (et plus difficile) que pour une construction en briques.

 
Isoler de manière écologique.


Certains matériaux d'isolation sont à éviter du point de vue écologique. La plupart des polystyrènes extrudés sont gonflés aux HCFC. Le polyuréthane et le polystyrène sont des dérivés du pétrole ou du gaz naturel. Des substances toxiques comme le benzène (cancérigène prouvé) sont libérées lors de leur fabrication.

Les laines minérales (laine de roche et laine de verre dans une moindre mesure) ainsi que la cellulose répondent à ce jour aux exigences minimales requises en matière de qualité, de respect de l'environnement, de santé... et de budget. Lors du placement des laines minérales, veillez cependant à respecter les précautions d'usage (vêtements protecteurs, masque anti-poussière,...)
Ces matériaux sont partiellement ou entièrement constitués de matières premières naturelles et sont recyclables.

La production de l’isolant consomme de l'énergie, qui est cependant très rapidement regagnée. Placée correctement, une laine minérale permet d'économiser en deux mois la quantité d'énergie nécessaire à sa fabrication. La fabrication d'isolant à base de cellulose ou de liège nécessite encore moins d'énergie. Les laines minérales résistent très bien à l'humidité et au feu.

Pour isoler les parties souterraines de la maison, le verre cellulaire ou le polystyrène extrudé sont nécessaires. Dans ce dernier cas, nous conseillons évidemment les plaques de polystyrène sans CFC ni HCFC.

Zone d’isolation 

Laine minérale (laine de verre ou laine de roche)

Cellulose

Mur creux

*

 

Façade extérieure

*

 

Toit incliné

*

*

Toit plat (toit chaud) (a)

*

 
Sol rez-de-chaussée (b)

*

 
Plancher du grenier

*

*


(a) un toit plat existant ne peut être bien isolé après coup, que de l'extérieur (toiture inversée), avec des plaques de polystyrène. Depuis 1997 il existe sur le marché des plaques de polystyrène gonflées au CO2, totalement exemptes de CFC et de HCFC.
(b) une autre possibilité consiste à injecter une couche de flocons d'argile expansés de plus de 50 cm d’épaisseur.

La plupart des matériaux isolants "bio" comme le lin ou la laine de mouton sont traités chimiquement notamment pour les rendre ininflammables et imputrescibles. Par ailleurs, ils coûtent nettement plus cher que les matériaux isolants conseillés dans ce guide.

Pour le placement de la laine minérale et de la cellulose, le port d'un masque à poussières est recommandé. Pour la laine minérale il vaut mieux porter des gants et des vêtements bien fermés à cause des irritations cutanées qu’elle peut provoquer.

Pour être complet, signalons qu'autant cetaines laines minérales que la cellulose contiennent des résines à base de formaldéhyde, utilisées comme liant. L’isolant cellulosique, fait de vieux papier, contient en plus une petite quantité d’encre toxique et est traité chimiquement (avec des sels de bore) contre les moisissures. Ce n’est pas un problème si l’isolant est placé dans un mur creux, ou sur la façade extérieure (pas directement en contact avec les pièces isolées).

 
Les épaisseurs d'isolation conseillées sont-elles exagérées ?

Les valeurs d'isolation d'une maison basse-énergie sont assez inhabituelles en Belgique. Nombreux sont ceux qui vous prendront pour un fou... jusqu'à ce qu'ils aient sous les yeux votre première facture de chauffage! Sachez pourtant que ces valeurs d'isolation sont la norme (obligatoire) en Suède depuis 10 ans et dans certaines villes allemandes depuis 5 ans. La conséquence en est qu'en Suède, le chauffage d'un nouveau logement nécessite près de deux fois moins d'énergie qu'un logement similaire en Belgique, même avec des températures hivernales qui descendent jusqu'à -30 °C.

épaisseurs moyennes d'isolation dans les murs (source:Eurima)
Figure: épaisseurs moyennes d'isolation dans les murs (source:Eurima)

 Par ailleurs, en Europe occidentale, des dizaines d'habitations utilisent (en dehors de l'énergie solaire) encore moins d'énergie   pour le chauffage : ce sont les habitations passives. La quantité d’énergie nécessaire pour le chauffage est encore 3 à 4 fois inférieure à celle qui est citée comme valeur de référence dans ce guide. Pour y arriver, les mesures d’isolation et de ventilation sont poussées encore plus loin.

Le concept de maison basse-énergie tel que présenté dans ce guide ne fait pas appel à des technologies d’avant-garde. C’est un concept adapté aux connaissances actuelles, qui vous permettra d’aborder sereinement et de manière responsable le 21ème siècle.

 
Châssis, fenêtres et dômes vitrés
Tuyau : Le double vitrage super isolant isole deux à trois fois mieux que le double vitrage ordinaire


Les surfaces vitrées sont l'élément par excellence de pénétration de l'énergie solaire passive. Elles donnent de la lumière et une sensation d’espace. Si elles sont bien orientées, elles captent également la chaleur du soleil. Faut-il dès lors en mettre le plus possible? Non. Le vitrage le plus isolant (k = 0,7) isole encore 2 fois moins bien qu'un mur parfaitement isolé (k=0,3) . Il faut également éviter les surchauffes en été. L’utilisation optimale de l'énergie solaire passive passe par un bon équilibre entre les murs et les surfaces vitrées.

Le double vitrage ordinaire est utilisé depuis un siècle dans les Alpes. Aujourd'hui, il est complètement dépassé!
Il existe à présent du double vitrage "super isolant" qui isole deux à trois fois mieux que le double vitrage ordinaire !
Ce vitrage ne diminue pas seulement les pertes calorifiques, il est également moins froid au toucher (il émet moins de rayonnement froid). Le sentiment de bien-être qu’il procure à 21 °C est équivalent à celui qu’on peut avoir dans une maison mal isolée (double vitrage ordinaire) à 24 °C !

Le double vitrage super-isolant
Le double vitrage super-isolant contient une couche réfléchissante invisible qui retient la chaleur

 

Le pouvoir isolant d’une fenêtre ne dépend pas seulement de la qualité du verre, mais également de celle du châssis.
Les trois types de châssis sont le châssis PVC, le châssis aluminium et le châssis bois. Le PVC est exclu pour des raisons écologiques. Les châssis en aluminium ont un faible pouvoir isolant. Mais les meilleurs profilés en aluminium avec rupture thermique ont un coefficient k acceptable de 1,9 watts/m².°C.

Dans la majorité des cas, les châssis en bois sont plus isolants que les autres. Demandez à votre menuisier du bois non tropical, ne provenant pas non plus des dernières forêts primaires du globe mais (tant que possible) d’une exploitation forestière gérée de manière durable (label FSC). Plusieurs sortes de bois Européens conviennent à cet usage : chêne, châtaignier et robinier faux-acacia. Des châssis en chêne ou en châtaignier ne coûtent pas plus cher que des châssis en aluminium mais sont plus isolants.

Les dômes vitrés et les coupoles lumineuses (dômes rectangulaires) doivent être très bien isolés car l'air chaud monte et perd plus facilement sa chaleur au niveau du toit. Pour ce faire, on utilise du triple ou quadruple vitrage.
Une bonne isolation des coupoles offre également (dans la plupart des cas) une meilleure protection contre le bruit.
Une alternative aux coupoles standard sont les coupoles faites sur mesure à l’aide de vitrage super-isolant avec armature métallique, ayant un coefficient k de 0,6 à 1,1 W/m² °C.

 
INSTALLATIONS DE CHAUFFAGE :
1 - Introduction
Tuyeau : Une maison bien isolée se contentera d'une installation de chauffage plus petite et moins chère.


Une maison bien isolée nécessite peu d’énergie pour être chauffée. La question «quel type de chauffage
utiliser? » devient dès lors secondaire. A une exception près : le chauffage électrique !
Même dans une habitation basse-énergie, le chauffage électrique n’a pas sa place.

En effet, pour 1 kWh d'électricité consommé à domicile, 3 kWh doivent être produits par la centrale électrique! Même si l'électricité est produite par la centrale au gaz la plus perfectionnée qui soit, 1000 m³ de gaz naturel sont encore nécessaires pour produire l'électricité nécessaire au chauffage d’une seule maison basse-énergie. La même maison, chauffée par des convecteurs au gaz , n’utilise que 500 m³ de gaz naturel !
De plus l'électricité coûte cinq à sept fois plus cher (5 à 7,5 BEF/kWh) que le gaz naturel (gaz naturel: 1,1 BEF/kWh; propane: 1,6 BEF/kWh) ou le mazout (1 BEF/kWh).

comparaison des émissions de CO2 annuelles (en kg/an)
Figure : comparaison des émissions de CO2 annuelles (en kg/an)

L’impact environnemental de votre installation de chauffage ne dépend pas tant du type de combustible choisi (gaz ou mazout) que de la quantité d’énergie consommée.
Les arguments publicitaires du style "le gaz naturel respecte l’environnement" peuvent par conséquent induire en erreur. Le chauffage électrique quant à lui n’est jamais écologique, même dans une maison parfaitement isolée (voir graphique).

Le gaz (gaz naturel, butane, propane) est utilisable tant pour le chauffage des locaux que pour l'eau chaude sanitaire ou la cuisine. C'est pourquoi il est préféré au mazout.
Si vous n’êtes pas connecté au réseau de distribution, vous pouvez toujours faire installer un réservoir de propane (aérien ou enterré).

Une installation de chauffage doit être bon marché et avoir un rendement relatif élevé.
Les poêles domestiques traditionnels, au gaz ou au mazout, n’entrent donc pas en ligne de compte.
En effet, leur rendement est dérisoire (50-70%), de plus ils consomment l’oxygène de la maison. Ils peuvent provoquer des intoxications au monoxyde de carbone et des courants d’air au sol. Ils peuvent entraîner l’humidification de la maison, suite aux vapeurs d’hydrogène qu’ils rejettent.

2 - Convecteurs au gaz modulables
Convecteurs au gaz modulables
Ces appareils sont fixés directement sur un mur de façade; ils aspirent l’air nécessaire à la combustion du gaz à l'extérieur.
Ils sont connectés à un tuyau à double paroi; la partie interne du tuyau sert de cheminée d’évacuation des fumées, la partie externe véhicule l'air frais.
Un des gros avantages des convecteurs au gaz modulables est leur réponse rapide à la demande,  permettant un réglage beaucoup plus simple et précis que n’importe quelle autre forme de chauffage
.
Convecteurs au gaz modulables

En fait, ces convecteurs combinent les avantages du chauffage central au gaz naturel ou au mazout avec ceux du chauffage électrique, c.à.d. :

  • pas de pollution de l’air à l’intérieur de la maison, donc sécurité absolue
  • rendement s’élevant à plus de 85 %
  • pas besoin de chaufferie ni de cheminée
  • réponse rapide à la demande
  • installation :
    • bon marché
    • très compacte
    • très facile à régle

    Les distributeurs de convecteurs à ventouse au gaz, à allumage électronique (sans veilleuse), sont renseignés en annexe.
    Le choix de ce type de convecteur nécessite le placement d’une évacuation murale concentrique (canal d’adduction d’air et d’évacuation des gaz de combustion). Il s'agit d'un tuyau à double paroi (système ventouse) le plus souvent livré avec l'appareil.
    Pour éviter d'éventuelles nuisances causées par l'évacuation  des gaz de combustion à l'extérieur, vous pouvez faire installer, dans ou sur le mur extérieur, un tuyau vertical à double paroi, raccordé à l'évacuation murale concentrique. L’intégration esthétique et conforme d’un tuyau de ce genre doit être préalablement examinée par un architecte.
3 - Chauffage central


Le chauffage central est à déconseiller dans une maison basse-énergie. Les plus petites chaudières disponibles sur le marché sont encore deux fois trop grandes pour ce type d’habitation. Elles oscillent continuellement entre les modes "marche" et "arrêt", ce qui entraîne pas mal de pertes.

Si vous souhaitez installer le chauffage central ou en optimiser le fonctionnement, choisissez une petite chaudière murale (à condensation) de puissance modulable, dotée d'un interrupteur de circulateur et d'un allumage électronique. Les chaudières murales permettent d'économiser le coût d’une cheminée et de gagner une pièce qui autrement aurait dû servir de chaufferie. Placez le chauffe-eau au grenier afin de pouvoir y raccorder un boiler solaire par la suite.

Veillez également à sur-dimensionner les radiateurs, de manière à avoir de grandes surfaces de rayonnement. De cette façon, le chauffage central peut (et doit) fonctionner à basse température (apport d'eau à 70 °C max. retour à 50 °C).

Systèmes de production d’eau chaude solaire.

4 - Poêles à bois et feux ouverts


Les petits poêles à bois ne sont pas écologiques. Toutes sortes de substances toxiques sont libérées lors de la combustion.
En outre, leur rendement énergétique est souvent très bas.

Un feu ouvert peut avoir un rendement négatif, ou compris entre 0 et 5 %.
Un rendement négatif signifie qu'au total la quantité d'énergie perdue par la cheminée est supérieure à l’énergie gagnée. En effet, la dépression créée par le tirage de la cheminée peut entraîner un appel d'air frais venant de l'extérieur.

Un poêle à bois ordinaire a un rendement d’environ 35 %. Les poêles en faïence par contre ont des rendements voisins de 80 % (meilleure combustion) et fournissent la plus grande partie de la chaleur sous forme de rayonnement (la forme de chaleur la plus confortable). Attention aux imitations ! Un vrai poêle en faïence ne comporte pas d'éléments métalliques, en dehors de la petite porte de la chambre de combustion.

 
Isolation du toit


Le toit, c'est le bonnet de la maison. Après les murs, c'est la partie la plus importante à isoler. Une mauvaise isolation du toit peut avoir des conséquences terribles, car plus que n'importe quelle autre partie de la maison un toit est perpétuellement exposé à la pluie, au vent et au soleil.

Toits plats

Seules deux méthodes d'isolation sont valables pour les toits plats :

  1. La première méthode est celle dite du "toit chaud". L’isolant se place obligatoirement au moment de la construction ou de la rénovation de la couverture du toit. Si tel est le cas, placez 20 cm de laine minérale ou 30 cm de plaques de cellulose au-dessus de la structure "surface portante + béton de pente + pare-vapeur" (donc juste sous le roofing). Ne mettez jamais l'isolant sous la structure portante d’un toit plat, par ex. entre les chevrons.
  2. La deuxième méthode d'isolation d'un toit plat consiste à placer l'isolant à l’extérieur, sur la couverture étanche, puis à le recouvrir de ballast (cailloux,..). Cela ne peut malheureusement se faire qu'avec du polystyrène extrudé, ce qui n'est pas idéal sur le plan environnemental. En outre, le toit doit être en parfait état. L’avantage de cette méthode est que la couverture du toit ne doit pas être entièrement remplacée et que vous pouvez tout faire vous-même, sur le conseil d’un spécialiste (voir annexe).

Toits inclinés

isolation d'un toit incliné

Le coefficient d’isolation envisagé (0,20 W/m² .°C) est atteint avec une épaisseur de 20 cm de laine minérale (méthodes d'application en annexe), ou par injection de cellulose.
Pour une nouvelle toiture, vous pouvez également placer des éléments de toiture préfabriqués contenant de la laine de roche. Ainsi vous économisez du bois (fournisseurs en annexe).

Figure : isolation d'un toit incliné


Lucarnes

Pour les surfaces vitrées en toiture, vous devez bien entendu utiliser le verre le plus isolant ! La plupart des producteurs de lucarnes ont heureusement des modèles standards disponibles en deux versions: l’une isole mal (k=2,9), l’autre utilise un verre plus isolant (k=1,3) pour 1.000 à 2.000 francs de plus par m² de lucarne.

 
Isolation du sol et des caves
Isolation du sol et des caves 

On peut comparer le sol aux chaussettes de la maison. On oublie souvent de l'isoler, ce qui pose un problème par la suite. Pour atteindre le niveau d’isolation d'une maison basse-énergie, placez  10 cm de panneaux denses de laine minérale sous la chape. Maçonnez une brique isolante à l'intersection du mur et de la chape pour éviter la création d'un pont thermique à cet endroit

 
INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES

Pour les détails techniques relatifs à la construction et à l’isolation des différents types de murs, référez-vous à la brochure spécialisée éditée par la Région Wallonne : "économiser l'énergie en isolant sa maison" disponible aux guichets de l’énergie
(tél. 080011901) ainsi qu’à la brochure du prof. Hens (K.U.L) ‘Isoleren, verwarmen en ventileren van een woning’ disponible auprès de l’Administration des Ressources Naturelles et l’Energie de la Communauté Flamande ( tel. 02/507.39.55). Les informations reprises dans ces brochures seront également utiles aux architectes


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