Isoler de manière écologique.
Certains matériaux d'isolation sont à éviter du point de vue écologique. La plupart des polystyrènes extrudés sont gonflés aux HCFC. Le polyuréthane et le polystyrène sont des dérivés du pétrole ou du gaz naturel. Des substances toxiques comme le benzène (cancérigène prouvé) sont libérées lors de leur fabrication.

Les laines minérales (laine de roche et laine de verre dans une moindre mesure) ainsi que la cellulose répondent à ce jour aux exigences minimales requises en matière de qualité, de respect de l'environnement, de santé... et de budget. Lors du placement des laines minérales, veillez cependant à respecter les précautions d'usage (vêtements protecteurs, masque anti-poussière,...)
Ces matériaux sont partiellement ou entièrement constitués de matières premières naturelles et sont recyclables.

La production de l’isolant consomme de l'énergie, qui est cependant très rapidement regagnée. Placée correctement, une laine minérale permet d'économiser en deux mois la quantité d'énergie nécessaire à sa fabrication. La fabrication d'isolant à base de cellulose ou de liège nécessite encore moins d'énergie. Les laines minérales résistent très bien à l'humidité et au feu.

Pour isoler les parties souterraines de la maison, le verre cellulaire ou le polystyrène extrudé sont nécessaires. Dans ce dernier cas, nous conseillons évidemment les plaques de polystyrène sans CFC ni HCFC.

 

Zone d’isolation 

Laine minérale (laine de verre ou laine de roche)

Cellulose

Mur creux

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Façade extérieure

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Toit incliné

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Toit plat (toit chaud) (a)

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Sol rez-de-chaussée (b)

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Plancher du grenier

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(a) un toit plat existant ne peut être bien isolé après coup, que de l'extérieur (toiture inversée), avec des plaques de polystyrène. Depuis 1997 il existe sur le marché des plaques de polystyrène gonflées au CO2, totalement exemptes de CFC et de HCFC.
(b) une autre possibilité consiste à injecter une couche de flocons d'argile expansés de plus de 50 cm d’épaisseur.

La plupart des matériaux isolants "bio" comme le lin ou la laine de mouton sont traités chimiquement notamment pour les rendre ininflammables et imputrescibles. Par ailleurs, ils coûtent nettement plus cher que les matériaux isolants conseillés dans ce guide.

Pour le placement de la laine minérale et de la cellulose, le port d'un masque à poussières est recommandé. Pour la laine minérale il vaut mieux porter des gants et des vêtements bien fermés à cause des irritations cutanées qu’elle peut provoquer.

Pour être complet, signalons qu'autant cetaines laines minérales que la cellulose contiennent des résines à base de formaldéhyde, utilisées comme liant. L’isolant cellulosique, fait de vieux papier, contient en plus une petite quantité d’encre toxique et est traité chimiquement (avec des sels de bore) contre les moisissures. Ce n’est pas un problème si l’isolant est placé dans un mur creux, ou sur la façade extérieure (pas directement en contact avec les pièces isolées).

 

 
Les épaisseurs d'isolation conseillées sont-elles exagérées ?
 
Les valeurs d'isolation d'une maison basse-énergie sont assez inhabituelles en Belgique. Nombreux sont ceux qui vous prendront pour un fou... jusqu'à ce qu'ils aient sous les yeux votre première facture de chauffage! Sachez pourtant que ces valeurs d'isolation sont la norme (obligatoire) en Suède depuis 10 ans et dans certaines villes allemandes depuis 5 ans. La conséquence en est qu'en Suède, le chauffage d'un nouveau logement nécessite près de deux fois moins d'énergie qu'un logement similaire en Belgique, même avec des températures hivernales qui descendent jusqu'à -30 °C. Figure: épaisseurs moyennes d'isolation dans les murs (source:Eurima)
 

 

 Par ailleurs, en Europe occidentale, des dizaines d'habitations utilisent (en dehors de l'énergie solaire) encore moins d'énergie   pour le chauffage : ce sont les habitations passives. La quantité d’énergie nécessaire pour le chauffage est encore 3 à 4 fois inférieure à celle qui est citée comme valeur de référence dans ce guide. Pour y arriver, les mesures d’isolation et de ventilation sont poussées encore plus loin.

Le concept de maison basse-énergie tel que présenté dans ce guide ne fait pas appel à des technologies d’avant-garde. C’est un concept adapté aux connaissances actuelles, qui vous permettra d’aborder sereinement et de manière responsable le 21ème siècle !

 
Châssis, fenêtres et dômes vitrés
 
 
TUYAU : LE DOUBLE VITRAGE SUPER-ISOLANT ISOLE DEUX A TROIS FOIS MIEUX QUE LE DOUBLE VITRAGE ORDINAIRE
 
Les surfaces vitrées sont l'élément par excellence de pénétration de l'énergie solaire passive. Elles donnent de la lumière et une sensation d’espace. Si elles sont bien orientées, elles captent également la chaleur du soleil. Faut-il dès lors en mettre le plus possible? Non. Le vitrage le plus isolant (k = 0,7) isole encore 2 fois moins bien qu'un mur parfaitement isolé (k=0,3) . Il faut également éviter les surchauffes en été. L’utilisation optimale de l'énergie solaire passive passe par un bon équilibre entre les murs et les surfaces vitrées.

Le double vitrage ordinaire est utilisé depuis un siècle dans les Alpes. Aujourd'hui, il est complètement dépassé!
Il existe à présent du double vitrage "super isolant" qui isole deux à trois fois mieux que le double vitrage ordinaire !
Ce vitrage ne diminue pas seulement les pertes calorifiques, il est également moins froid au toucher (il émet moins de rayonnement froid). Le sentiment de bien-être qu’il procure à 21 °C est équivalent à celui qu’on peut avoir dans une maison mal isolée (double vitrage ordinaire) à 24 °C !

 


Le double vitrage super-isolant contient une couche réfléchissante invisible qui retient la chaleur 

 

Le pouvoir isolant d’une fenêtre ne dépend pas seulement de la qualité du verre, mais également de celle du châssis.
Les trois types de châssis sont le châssis PVC, le châssis aluminium et le châssis bois. Le PVC est exclu pour des raisons écologiques. Les châssis en aluminium ont un faible pouvoir isolant. Mais les meilleurs profilés en aluminium avec rupture thermique ont un coefficient k acceptable de 1,9 watts/m².°C.

 
Dans la majorité des cas, les châssis en bois sont plus isolants que les autres. Demandez à votre menuisier du bois non tropical, ne provenant pas non plus des dernières forêts primaires du globe mais (tant que possible) d’une exploitation forestière gérée de manière durable (label FSC). Plusieurs sortes de bois Européens conviennent à cet usage : chêne, châtaignier et robinier faux-acacia. Des châssis en chêne ou en châtaignier ne coûtent pas plus cher que des châssis en aluminium mais sont plus isolants.

Les dômes vitrés et les coupoles lumineuses (dômes rectangulaires) doivent être très bien isolés car l'air chaud monte et perd plus facilement sa chaleur au niveau du toit. Pour ce faire, on utilise du triple ou quadruple vitrage.
Une bonne isolation des coupoles offre également (dans la plupart des cas) une meilleure protection contre le bruit.
Une alternative aux coupoles standard sont les coupoles faites sur mesure à l’aide de vitrage super-isolant avec armature métallique, ayant un coefficient k de 0,6 à 1,1 W/m² °C.

 

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