1. une brûlure de cigarette dans un plancher = usure locative ?
2. le couloir comporte trois portes vitrées. Un courant d'air et l'une des vitres s'est brisée. Je ne retrouverai certainement pas la même car c'est un ancien modèle. Peut-il me réclamer un dédommagement ou le remplacement des trois vitres ?
3. j'ai laissé tomber une bouteille dans l'évier de la salle de bains et celui-ci s'est fendu. Mon père l'a remplacé mais il s'agissait d'un ancien modèle et celui que nous avons replacé est plus étroit. Les anciens trous de fixation sont donc visibles. Par contre, nous avons remplacé l'évier, les robinets, les robinets d'arrêt, le syphon et placé et une colonne. Le propriétaire est-il en droit de réclamer un dédommagement ?
4. une bouteille d'eau a été renversée pendant la nuit et laissé une tâche sur le parquet de la chambre. Est-ce un dégât locatif ?
Réponse de notre expert :
Votre question m'oblige à mieux définir ce qu'est un dégât locatif. La loi ne dit rien à ce sujet. Il faut donc recourir à une définition plus restrictive en utilisant des notions juridiques de comportement.
Personnellement, je dirai qu'un dégât locatif doit être considéré comme un dégât dû à une usure normale due au temps qui passe et à une utilisation "en bon père de famille" du bien loué conformément à sa destination (dans votre cas, l'habitation).
"Bon père de famille" signifie que vous avez régulièrement entretenu le bien et pris toutes les précautions nécessaires pour éviter des dégâts autres que ceux dus à l'usure normale au bien.
Un châssis qui s'effrite sera considéré comme un dégât locatif mais pas une vitre brisée, une brûlure de cigarette, un parquet tâché, un coup dans une porte, ...
Pourvoir au remplacement d'un objet (évier) par un autre vous demande également de respecter certaines règles : la même valeur économique doit pouvoir être attribuée à l'objet de remplacement. De même, les travaux doivent avoir été correctement réalisés et ne peuvent laisser de traces derrière eux.
En ce qui concerne la fracturation de votre porte d'entrée, c'est au cambrioleur fautif de payer les dégâts. Ou, s'il est introuvable, votre compagnie d'assurances à condition d'être préalablement assuré contre le vol et l'effraction.